Les Filles de Simone

Nous sommes trois - Claire Fretel, Tiphaine Gentilleau et Chloé Olivères - à avoir co-fondé en 2015 notre compagnie Les Filles de Simone et à en être les artistes associées.

Travaillées par des préoccupations féministes, sensibles à toutes les questions d’égalité femmes/hommes, nous faisons dialoguer sur scène notre vécu intime et la dimension politique de ces réflexions sociétales. Nous créons des auto-fictions documentées, écrites au plateau et collectivement. Les sujets des spectacles que nous écrivons s’imposent avant tout par leur nécessité, les expériences que nous traversons et l’avancée de nos réflexions.

Fonder la compagnie Les Filles de Simone répondait aussi à notre désir commun de réaliser notre utopie de création théâtrale, où la conception est collégiale et se fait par circulation des idées, allers retours plateau-écriture, temps actif et permanent de la recherche. S’est donc mis en place un processus collectif de création, avec Tiphaine comme garante de l’écriture du texte, Claire de la mise en scène, et Chloé de l’adéquation des deux. Chacune apportant au service de l’ensemble son savoir-faire et son expérience constituée au sein et hors des Filles de Simone. En fonction des projets, la distribution s’élargit et se diversifie mais la modalité collective d’écriture au plateau est maintenue et reconnue par le partage des droits d’auteurs entre tou.te.s les comédien.ne.s participant à la création du spectacle.

 

Le processus d’écriture, qui s’affirme et s’affine au fur et à mesure des spectacles, se fait en plusieurs étapes et s'inscrit dans la durée. Durant la première phase, nous récoltons de la matière à la fois théorique (temps de recherche, documentation, lectures et débats sur le sujet) et personnelle (temps de partage d’expériences vécues : groupes de parole ou récolte de témoignages en fonction des projets). Ce matériau est ensuite éprouvé au plateau : c’est la deuxième phase, celle des improvisations où sont retenues les situations théâtrales les plus justes et les plus percutantes pour évoquer les problématiques soulevées, dans leur double dimension : ultra-intime et systémique. Vient ensuite le temps de la construction dramaturgique (alvéolaire et rythmée par le téléscopage de scènes de nature très différentes) et de la réécriture des scènes improvisées.

 

Nos modalités de création impriment un caractère « brut » à l’esthétique du spectacle ainsi qu'au jeu des acteur.ices, il sera volontairement conservé. La scénographie des spectacles est légère et joue sur le détournement inventif d’accessoires du quotidien, présents lors des répétitions. L’esprit BD caractérise les spectacles tant du côté de l’esthétique que de l’autodérision et l’humour. En ce qui concerne la direction d'acteur.ice.s, nous cherchons à restituer en jeu l’urgence de dire, la nécessité de prendre la parole sur les sujets que nous avons choisis, nous travaillons sur la relation que nous tissons avec les spectateur.ice.s, et sur le présent de la représentation.  Le théâtre que nous défendons est avant tout tourné vers le public, nous partageons des expériences intimes, dans lesquelles beaucoup se reconnaissent, et la nécessité d'en rire devient commune et vitale. En faisant théâtre d’expériences intimes très largement partagées, nous œuvrons à libérer la parole des spectateurs.ices sur des sujets souvent tabou. 

 

L'équipe

 CLAIRE FRETEL est très fine et très intelligente. Elle voit tout ce qu'on essaie de faire oublier, et c'est pour ça qu'elle est formidable. Pas seulement parce qu'elle a fait une maîtrise d'histoire médiévale, une halte au Cours Florent puis une formation à l'ESAD. Comédienne et metteuse/metteure/mettrice en scène (à vous de choisir), elle l’a été avec le Collectif MONA notamment, qui se passionne pour les écritures contemporaines, auprès de Pierre Notte qu'elle a assisté plusieurs années, et dernièrement Eudes Labrusse lui a offert le rôle de Jeanne Barré, une femme une vraie. Artiste autant qu’esprit bien ordonné, Claire est connue comme le loup blanc au Théâtre du Peuple de Bussang, après trois étés là-bas en tant que responsable de la logistique et de l’accueil du public lors des Estivales. Elle a des yeux bleus clairs et un rire parfois très gras.

TIPHAINE GENTILLEAU est proche de ce qu'on appelle communément un « couteau suisse ». Elle a appris à faire beaucoup de choses très différentes, comme utiliser Photoshop, coudre des animaux en tissu, jouer la comédie ou écrire des choses pour elle et les copines. Parce qu'elle a fait une licence de Lettres Modernes puis un BTS en Arts appliqués, puis été ouvreuse au Théâtre du Rond-Point puis fait de l'assistanat auprès de Jean-Michel Ribes, parce qu’elle a commencé au café- théâtre puis s'est décoloreé en blonde pour un rôle chez Pierre Notte, parce qu’elle a été répétitrice pour Jean-Louis Fournier puis s’est décidée à prendre la plume en tant que Fille de Simone, on peut dire qu’elle a du mal à choisir. Pour tout ce qui précède et pour beaucoup d'autres raisons obscures, elle est très sensible, n’a aucune patience et sait très bien prendre l'accent québécois.

CHLOE OLIVERES est drôle, vive et a le bronzage facile. Elle rêvait d'être Frida Kahlo, mais comme elle n'a pas eu de handicap physique majeur ni d'appétence particulière pour la peinture, elle a plutôt animé les Noëls en famille dès ses 6 ans et demi. Depuis, son talent n'a cessé de croître, de s'enrichir et de se diversifier, d’abord parce qu'elle a fait le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique dans les classes de Daniel Mesguich, Andrzej Seweryn et Dominique Valadié, a suivi des stages auprès d’Ariane Mnouchkine, Alain Maratra ou Krystian Lupa, travaille depuis plusieurs années avec Pierre Notte, a travaillé avec Noémie Rosenblatt ou Lorraine de Sagazan, pratique le jeu masqué et se forme avec assiduité au Théâtre Baroque ; mais surtout parce qu'elle est douée, passionnée, sensible et porte bien les cheveux courts. 

 

HISTOIRE DE... - Clémence MARTENS et Alice POURCHER: Production et diffusion

AUDREY TACCORI : Administration

MATHIEU COURTAILLIER : Création lumière, directeur technique

SARAH DUPONT: costumes et scénographie

Partenaires

Festival Théâtral du Val d'Oise (les Filles de Simone sont artistes associées du Festival pour les saisons 19-20 et 20-21)

La Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée

Le Grand Parquet, maison d'artistes (Les Filles de Simone seront l'équipe artistique associée de la saison 21-22)

Théâtre de La Loge, Paris

Théâtre du Prisme, Elancourt

Réseau Créat'Yve

Théâtre du Rond-Point, Paris

Théâtre Gérard Philipe, Champigny

Festival Les Théâtrales Charles Dullin, Val de Marne